Et si on se posait les bonnes questions ?
Est-il possible qu’une grande partie des motocyclistes ignore encore qu’il existe, depuis 1993, une organisation dédiée à la défense des droits et libertés des motocyclistes du Québec ?
Une organisation qui :
▪️n’est pas née d’Internet,
▪️existe grâce à l’engagement constant de bénévoles,
▪️repose sur une conviction simple : si les motocyclistes ne défendent pas leurs droits, le gouvernement le fera à leur place.
Est-il possible que :
▪️vous ressentiez de la colère en recevant votre avis de paiement annuel de la SAAQ… mais que vous payiez quand même votre immatriculation ?
▪️vous passiez devant notre kiosque au Salon, écoutiez attentivement nos explications… et repartiez en disant : « Je vais y penser » ?
▪️une cotisation annuelle de 25 $ pour soutenir la cause motocycliste vous semble trop élevée ?
▪️lors d’une interpellation routière arbitraire ou non, vous regrettiez de ne pas être mieux représenté ?
Vous détenez la réponse.
Une position commune. Point.
À la lecture des plus récents procès‑verbaux des Tables moto, un constat s’impose : du côté de la SAAQ, il n’y a aucune réelle volonté d’écouter les représentants du CAPM‑E.
Pire encore, certaines affirmations de la SAAQ relèvent :
▪️d’interprétations erronées,
▪️ou de comptes rendus qui ne reflètent pas fidèlement les discussions.
Le CAPM‑E n’a jamais donné, verbalement ou par écrit, son consentement à quoi que ce soit allant à l’encontre de la défense des droits et libertés des motocyclistes.
Chaque rencontre devrait mener à une position commune claire, et non à un amalgame de commentaires isolés. Ce type de compte rendu permet à la SAAQ de prétendre, à tort, que les membres de la Table moto ont approuvé certaines orientations — par exemple :
▪️le port obligatoire de vêtements,
▪️ou leur homologation.
Rapport Gallant : des impacts majeurs pour les motocyclistes
Inutile de refaire l’historique. Le rapport Gallant a mis en lumière une gouvernance déficiente de la SAAQ, menée par des dirigeants dont les priorités ne correspondaient pas au mandat de leur fonction.
Les conséquences sont lourdes :
▪️pour les motocyclistes,
▪️pour l’ensemble des usagers de la route.
Jetez un œil à votre facture de renouvellement de plaque automobile. Ce n’est qu’un début.
La solution : faire front commun
Oublions les coûts d’immatriculation d’hier. L’enjeu est maintenant l’après SAAQclic.
Nous devons :
▪️unir nos forces,
▪️regrouper nos compétences,
▪️agir selon les priorités réelles du monde motocycliste.
Pas selon la volonté changeante de fonctionnaires, mais en collaboration avec la SAAQ, le MTQ et les représentants légitimes du milieu.
Tel que clairement exprimé par le président du CAPM‑E, la solution passe par la création d’un guichet unique, un organisme spécifique aux moto un peu comme le CAA, une référence incontournable pour :
▪️le monde de la moto au Québec,
▪️les différents paliers de gouvernement.
En conclusion
Les motocyclistes doivent pouvoir :
▪️S’exprimer librement
▪️être consultés régulièrement
▪️être respectés, en tout temps sur toutes les décisions qui les concernent.
Pas seulement pour payer la facture.
Noël-André Scano
Membre fondateur du CAPM depuis 1993
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